Le héros, l’héroïne et l’artiste
Ce fut en plein XIXe siècle, avec la montée et lexpansion du mouvement connu sous le nom de Romantisme, que commença à augmenter la relation de lartiste avec son environnement. La réflexion, bien sûr, venait des créateurs eux-mêmes. Le poète, le peintre, le musicien ne sont plus de simples artisans au service dune caste ou d’une élite (comme ce fut le cas dans les siècles précédents) en échange dun maigre mécénat. En se débarrassant de cette relation de dépendance, les artistes prennent un autre rôle et aspirent à devenir des intermédiaires entre la réalité tangible et un au-delà inconnu duquel ils souhaitent être les traducteurs. Lartiste prétend être un magicien, un démiurge, un être frontalier qui sert de guide entre la prosaïque quotidienne et l’au-delà où se réside la spiritualité.

Sur cette perception se fonda la bohème de la fin du XIXe siècle et du début XXe. Le fantastique, lonirique, le surréalisme ouvrent la voie. Lartiste affirme sa liberté et sautoproclame héros authentique. Autrement dit, le créateur est celui qui ouvre les portes sur une réalité différente, que les autres ne connaissent pas. Cela implique liberté, mais, parfois cette rupture de liens les accule en marge de la société. Malgré tout, lartiste investi dune aura auto-imposée, sérige non seulement au centre de la création, mais devient aussi traducteur officiel de la complexité et des mystères du monde.
Donc, avec ce concept (qui peut inclure différents genres, écoles et périodes), le Musée Ludwig de Budapest, consacré à lart contemporain, présente une exposition qui a débuté le 6 Juillet et qui se poursuivra jusquen automne, jusquau 21 octobre. Son titre: «Le héros, lhéroïne et lartiste.” Et même si, au moment où jécris ce texte, ils ne donnent pas beaucoup de détails sur lenvergure de lexposition, on devine un de ces enjeux importants qui, de temps à autre, prolifèrent dans certaines villes dEurope. Voici le lien de lexposition où vous pourrez trouver toutes les informations pratiques et même acheter des billets en ligne: http://www.ludwigmuseum.hu/site.php?inc=kiallitas&kiallitasId=803&menuId=44
Budapest souvre à la modernité avec un pari culturel de scandale et denvie, car à un macro festival succède un autre. Si au printemps toute la ville se remplie de concerts, dexpositions, de spectacles de rue, en début dété la capitale de Hongrie se secoue des rigueurs de lhiver avec des cycles de cinéma classique en plein air, des activités dans ses parcs, des événements sportifs et dautres bonnes propositions culturelles. Pour cette raison, Budapest est une destination favorite des voyageurs chevronnés venant du monde entier: car non seulement elle est riche dun héritage de patrimoine culturel, mais aussi, consciente de limportance du théâtre, de la musique et du sport dans la société contemporaine, elle essaie de répondre à cette demande. Dans ce même blog nous en rendons souvent compte.
Souvenez-vous que la haute saison dans cette partie de lEurope commence en début dété et se prolonge jusquà lautomne, comme lexposition dont nous traitons. Il est donc conseillé, vu le fort taux doccupation, de réserver à lavance des appartements à Budapest et, la précipitation de dernière minute nest pas de bonne conseillère.
Exposition János Megyik à Budapest
Jusquau 10 juin le Musée Ludwig de Budapest expose The Space of the Image, qui définit les aspects conceptuels de l’œuvre de lartiste János Megyik. Lexposition exprime les questions que Megyik se pose sur lart et la place de la peinture, puisque son grandiose travail artistique fut à laube de la peinture, de la sculpture et de larchitecture avec ses modelages de structures de panneaux peints.

Lexposition montre le travail de Megyick et sa recherche centrée sur la spécialité, demandant comment se réalise la peinture sur le tableau dans le monde de Megyick pour créer un modèle tridimensionnel. Pour répondre à cette inconnue, lexposition analyse ses constructions de bois, photogrammes, reliefs de carton et plaques avec tâche de ses derniers temps, son travail comme architecte.
János Megyik naquit à Szolnok, en Hongrie, en 1938. Entre 1950 et 1954 il étudia la peinture avec Károly Harmos à Rev Komarno en Slovaquie. En 1954 il déménage à Budapest et étudie durant deux ans à lInstitut de Beaux Arts dArts Appliquées et en 1956 il émigre à Vienne. Là, il étudie à lAcadémie de Beaux Arts de Vienne où il connait Andersen, Dobrowsky, Boeckl.
En 1963 il commence ses études de peinture sur panneau et la réflexion sur les modèles tridimensionnels quil produit, étant très influencé par les études de la géométrie projective. Une décade plus tard, il va utiliser ses études sur lespace pour réaliser les sculptures en métal, matériel quil changera pour le bois des années plus tard incluant dintéressants plans architectoniques pour les réaliser.
En 1972 il expose son travail La Construction du Néant réalisé avec Alpár Bujdoso pour la Première Conférence de lAtelier Hongrois réalisé à Marly le-Roi. La géométrie projective et la subjectivité des plans constituèrent lessence de son œuvre plastique, surtout dans ses travaux de reliefs avec des planches en acier qui dominèrent son œuvre dans les années 90, quand il joue avec les formes géométriques et la perspective de lespace.
En 1977 il réalisa les photogrammes sur ses sculptures en bois. Son énorme capacité détudier la figure, les plans et le mouvement le mena à travailler avec la figure humaine dans les années 80, quand il voyage à New York pour continuer à étudier. Son regard sur le corps humain il lexprime par des sculptures tridimensionnelles réalisées avec de fines baguettes qui donnent limage de mouvement, malgré la rigidité du matériau.
En 1991 il reçoit le Prix Munkácsy en reconnaissance pour son travail et son apport à la culture. A la fin des années 90 il commence à travailler à Kötcse, province de Somogy et voyage à Rome pour réaliser des études avec une bourse attribuée par lAcadémie Hongroise.
János Megyik a travaillé et expérimenté avec son œuvre la géométrie libre et poétique. Sa délicate œuvre sculpturale réalisée avec perfection et rigueur est une des plus intéressantes du XX ème siècle, non seulement parce quelle expérimente des formes, mais aussi car elle est faite de matériaux nouveaux, comme les grandes sculptures réalisées en bois.
Pour plus dinformation: http://www.ludwigmuseum.hu/site.php?inc=kiallitas&kiallitasId=800&menuId=44
Une bonne époque pour se promener sur les rives du Danube est le printemps, pour cela vous devez louer à lavance des appartements à Budapest et oubliez le stress en assistant à de bons plans culturels comme lexposition sur János Megyik.
OSAS PLUS à Budapest
Le Musée Vasarely à Budapest présente jusquau 1er mai lexposition OSAS PLUS. Elle est réalisée par les artistes créateurs de lOpen Structure Art Society (OSAS). Cette année, lexposition représente une intéressante proposition, où chaque artiste de lOSAS est à la fois conservateur, en faisant en sorte que le choix du thème de lexposition soit libre, sans aucune restriction thématique. Lexposition sorganise autour de 10 artistes. Il y a en effet plus dartistes hongrois qui ne sont pas inscrits à lOSAS que des artistes étrangers invités. Lhistorienne dart Julia N. Mészáros et le collectionneur et critique dart Andras Szollosi-Nagy, participeront en tant que conservateurs.

OSAS a commencé à organiser ces expositions en 2006. Ils ont réalisé une deuxième édition trois ans plus tard. Avec OSAS PLUS, ils programment la troisième édition qui sinscrit dans la tradition des expositions du Musée. Même si ces expositions sont programmées tous les trois ans, 14 autres expositions thématiques sur lart contemporain ont été réalisées avec succès durant ces six années au Musée Vasarely. Cet établissement est devenu le siège principal de leurs expositions. Les thématiques y abordent les arts graphiques, lart conceptuel ainsi que la déco-design.
Dans le cadre de cette exposition, on a voulu rendre hommage à la sculptrice Katalin Hetey, décédée en 2010. Pour ce faire, une exposition a été organisée afin de présenter les brouillons et croquis de ses oeuvres. Cette exposition prêtera attention à loeuvre graphique intitulée Pièce Unique associée aux oeuvres des membres de lOSAS, dont ils disposent seulement quinze exemplaires.
Les dix artistes qui seront exposés sont: István Haasz, Gáyor Tibor, Konok Tamás, Dora Maurer, Andras Mengyán, István Harasztÿ, Judith Nem, Vera Molnar, Janos Megyik et Istvan Nadler. Ils ont sélectionné leurs propres oeuvres, certaines plus récentes et dautres plus anciennes. Les thématiques sont libres et chaque artiste invite un artiste hongrois ou étranger afin quil puisse présenter son travail.
Tibor Gayor est un peintre hongrois qui ordonne les éléments visuels afin de donner de la force et du sens au contenu de son travail. Depuis les années 60, il travaille la peinture géométrique, abstraite avec un jeu sur les tons qui sont compatibles avec ses jeux visuels.
Loeuvre de János Megyik est toujours à la limite de larchitecture, de la sculpture et de la peinture. Il utilise des matériaux très simples afin de concevoir des oeuvres à trois dimensions et joue sur les couleurs pour opposer les plans, en faisant apparaître des volumes.
Vera Molnar est une peintre hongroise qui a toujours recherché la logique dans le processus création de ses oeuvres. Actuellement, elle travaille dans la construction de formes géométriques assistée par ordinateur, qui évolue peu à peu afin dapprécier lévolution et la transformation qui se produisent à travers des modifications successives.
Judith Nem est une artiste hongroise représentante de lart géométrique des années 50 et 60. Elle a également exploité la tendance créative du livre objet et lart graphique assisté par ordinateur. Elle vit aujourdhui à Paris.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter: http://www.vasarely.hu/kiallitasok_en/index.php?main_menu[main_menu][item]=3&lang[lang]=en
Pour appréhender la vie autrement et avec un peu plus doptimisme pendant les moments difficiles, il est recommandé de prendre quelques jours de congé afin de profiter de larrivée du printemps. Noubliez pas non plus de louer lun des appartements à Budapest Vous ne le regretterez pas.
Sándor Hollán à Budapest
Le Musée des Beaux-Arts de Budapest présente jusquau 5 février un exposition intéressante du peintre hongrois Sándor Hollán, Le Chemin de larbre. Lexposition est un hommage à l’oeuvre de lartiste qui exploite la nature pour exprimer les difficultés existentielles à travers la peinture et le graphisme.

Cette exposition présente près de 100 œuvres d’artistes comprenant les grands maestros. Le musée parcourt non seulement lœuvre dAlexandre Hollen en observant ses influences et ses changements, mais il s’agit également d’une exposition intéressante de lart hongrois.
Sándor Hollán est né à Budapest en 1933. Il a commencé à peindre en autodidacte pendant ladolescence. En 1955, il obtient son diplôme de maîtrise en peinture, dans une Hongrie qui commençait à être ébranlé par les changements après la mort de Staline et laffaiblissement du régime prosoviétique. En 1956, il y a eu une grande manifestation étudiante qui s’est terminée dans la répression et le durcissement des restrictions sur la liberté. Par conséquent, sa famille est ajoutée à la liste noire des citoyens peu fiables pour les autorités. Dans ce contexte, environ 200 000 s’exilent et Hollán sinstalle à Paris pour étudier la peinture à lEcole Nationale Supérieure des Beaux-arts, puis il a étudié les arts graphiques à lÉcole nationale supérieure des Arts Décoratifs.
Hollán, comme les grands peintres et artistes, a exploité la nature pour représenter les difficultés existentielles, comme l’a fait Van Gogh et Paul Cézanne. La nature représente une force dans son oeuvre. Vous pourrez remarquer les changements quelle subit, dans un jeu où la couleur, lombre nous font pénétrer dans son univers émotionnel.
Son intéressante étude des artistes de différentes époques lui permet de tracer son propre chemin. C’est un érudit et un perfectionniste à la recherche dune expression esthétique le conduisant à lidéal de lœuvre parfaite, à l’instar de la nature, où les couleurs, les textures et les formes atteignent une parfaite harmonie.
La quête permanente de nouvelles expériences et de stimulants l’ont rapproché de l’art à travers une perspective différente. Il a également acheté une petite maison dédition en 1984 au sud de la France, où il passait ses vacances d’été. Cette maison d’édition s’est transformée dans un espace où il peut créer des illustrations à partir de mots, en bravant labstraction, telles que celles réalisées dans les livres du poète et du philosophe Yves Bonnefoy.
Loeuvre de Sándor Hollán est un plaisir pour les sens et une rencontre avec un défi esthétique qui saisit le spectateur.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter ce lien: http://www.szepmuveszeti.hu/web/guest/articleview?mi_layout_id=29.30&mi_article_id=993
Il vous suffit dès à présent de louer l’un des appartements à Budapest pour connaître l’œuvre de cet artiste. Après avoir découvert cette exposition, profitez pour connaître cette ville sublime.
Traduit par: David
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Rita Ackermann à Budapest
Le 18 novembre, le Musée Ludwig de Budapest inaugure une exposition sur les travaux de l’artiste hongroise Rita Ackermann. L’exposition est dirigée par Kata Oltai, qui l’a organisé autour de ses derniers travaux, les juxtaposant avec certaines des œuvres de son étape initiale, dans le cadre de l’espace que le musée offre aux artistes hongrois encore peu ou pas connus.

Rita Ackermann est née à Budapest, en 1968. Elle a étudié aux Beaux-Arts en Hongrie et à la fin des années 90, elle se déplaça à New York où il vit et travaille encore. Elle commença son travail en peinture et évolua vers les arts visuels plus complexes, influencée par les tendances et les débats sur l’art ayant lieu aux États-Unis et dans les écoles d’art de New York. Son œuvre complexe qui reflète ses propres transformations va se convertir en une protégée de l’underground new-yorkais à la fin du XXe siècle.
Son œuvre mélange de manière intéressante divers langages. Musique, images et plastique, auxquels il faut ajouter plusieurs langues et expressions particulières, propre à la jeunesse ou à certaines classes sociales, tout cela lui donne un sentiment de totalité et un contenu sur le monde qui entoure New York, tel un résumé de toutes les cultures.
Une série de collage avec des dessins et des morceaux de textes poétiques reflètent la recherche de réponses d’une jeunesse qui a perdu ses rêves généreux pour l’humanité et s’est plongée dans la drogue, l’alcool et le sexe, à l’image d’un suicide collectif. Son existence angoissée ne la pousse pas à trouver des réponses dans son œuvre. On n’y trouve plutôt des questions, aucune interprétation ni critique sociale. Elle laisse cette mission aux spectateurs curieux de répondre et d’interpréter les incertitudes de sa génération.
Son regard et son discours se centre sur la fertilité et la pornographie, des antipodes qui l’amènent à contraster la procréation et le plaisir, termes qui apparaissent dissociés socio-culturellement. Ackermann tente de révéler la situation d’une génération plongée dans une société où elle est en permanence bombardée de messages sur le plaisir, mais qui sont criminalisés à l’heure de les rendre réels et sans limites. Elle l’exprime dans son œuvre la plus intéressante Escorpionun, où textes et images sont juxtaposés.
C’est la première étape de son travail, qui ouvre un chemin vers celle actuelle, où Ackermann examine l’art et les processus historiques contenus et exprimés au travers de l’art, se concentrant sur la tradition et les concepts de la peinture européenne, en contradiction avec la nord-américaine. Un point de vue intéressant qui provoque le débat sur l’histoire de l’art.
L’œuvre d’Ackermann, exposée dans la Salle du Ludwig, est un pari intéressant en regard avec les imaginaires symboliques de cette artiste hongroise, car il y a dans sa vision deux mondes, celui de l’origine et celui de la vie artistique et quotidienne.
Pour plus d’informations http://ludwigmuseum.hu/site.php?inc=kiallitas&kiallitasId=764&menuId=44
Le Danube, de larges avenues, la culture, le romantisme et les cafés de Budapest, c’est tout ce qu’il vous faut pour cet automne. Il vous suffit simplement de louer des appartements à Budapest et de profiter des meilleurs moments de votre vie.
Traduit par: Osito
Contactez-moi
József Szolnoki: Réalité Homéopathique à Budapest
Jusquau 31 novembre le Musée Ernst de Budapest exhibe lintéressante exposition Réalité Homéopathique de lartiste conceptuel hongrois József Szolnoki. Lexposition recherche dans le caractère transitoire et de changement, laspect qui a marqué la mémoire de la Hongrie, produit des grands changements vécus pendant les 20 dernières années.

Lexposition explore à travers de ce mot qui définit un type de médecine les faits sociaux et politiques de la société hongroise. Homéopathie est un terme qui provient du grec homoios, qui signifie similaire et pátosz qui signifie souffrance ou mal. Lhoméopathie se base sur le fait de soigner les maladies avec quelque chose de similaire à ce qui les a causé et a un profond sens holistique, en soignant à la fois le corps et lâme. Thèse discutée par la médecine allopathe, surtout parce que son principe est que le patient reçoit des concentrés de plus en plus dilués en eau et qui auront le plus grand impact sur le mal.
Lœuvre de József Szolnoki se base sur cette logique, et cherche à promouvoir la compréhension de manière similaire à la vérité homéopathique. Son travail essaie de confirmer les impacts culturels et de relations aidés par une recherche sur laudience, où il explore des éléments oniriques qui vont au delà des images dans son vidéo-art.
József Szolnoki, connu comme Szokó, est un important artiste hongrois qui travaille avec le multimédia. Actuellement il vit en Colombie et est membre de léquipe dart hongrois Kaos Camping.
Dans son travail, il nous renvoie à son enfance en exprimant ce qui est important de cette étape de sa vie qui la définitivement marqué. Son angoisse pour expliquer comment il sest transformé en un communiant et un jeune pionnier du parti dans la même semaine. Confusion et angoisse, cest ce que ses questions expriment sur la coexistence de systèmes idéologiques différents dans lâme des personnes et de lesprit.
Szolnoki cherche lessence et le mystère de lidentité, dans son travail Réalité Homéopathique, en regardant la société hongroise comme un corps qui a amplifié toutes les relations avec le mal dérivé des influences culturelles quil a vécu dans ce processus de changements vécus pendant le 20ème siècle et qui finalement sont la cause de lapparition des identités.
Ainsi, comme lhoméopathie, Szolnoki propose que la cure des maux se trouve dans le fait dinoculer ce qui produit le mal dilué sous forme infime, pour arriver à récupérer la santé et lâme de la société. Ce travail profond sur les douleurs et les angoisses sociales où la mémoire joue un rôle important, mène le spectateur à connaître lesprit de la Hongrie.
Cest une grande proposition conceptuelle que Szolnoki nous remet dans cette exposition. Il construit et déconstruit le langage formel pour donner une signification à sa proposition esthétique, qui a beaucoup de codes dart politique.
Pour plus dinformation: http://www.mucsarnok.hu/new_site/index.php?lang=en&t=590&curmenu=106
La Hongrie et sa magie nous motivera toujours à la visiter. Donc si vous avez le temps et vous voulez profiter dun peu de repos avant les jours stressants de fin dannée, rappelez vous que dans les appartements à Budapest on passe des moments inoubliables, avec vue sur le Danube, dans une des villes les plus excitantes dEurope.
Traduit par: françoise
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Yona Friedman à Budapest
Une des expositions rétrospectives les plus importantes de l’œuvre de l’artiste, architecte et urbaniste Yona Friedman sera inaugurée ce 28 octobre au Musée Ludwig de Budapest. L’exposition qui sera ouverte jusqu’au 8 janvier 2012 présente les présupposés théoriques, le matériel graphique, les plans et les dessins de Friedman.

L’exposition reprend tous les aspects essentiels de son œuvre, en évoquant l’historique de ses travaux comme architecte, urbaniste et ses présupposés théoriques qui représentent les fondements pour des jeunes artistes et architectes qui travaillent sur des œuvres utilisant comme support l’espace public et les interactions avec l’individu.
Yona Friedman est née à Budapest (Hongrie) en 1923. Il est considéré comme l’un des artistes contemporains les plus renommés et vivants de ce pays, même si celui-ci a acquis la nationalité française. Il est célèbre pour avoir impulsé la théorie sur l’urbanisme et avoir crée d’intéressants concepts qui ont révolutionné la manière de concevoir le développement du tissu urbain et l’influence anthropique en introduisant des modèles basés sur le développement durable. Par ailleurs, il explora le cinéma d’animation et le dessin.
Il est considéré comme étant le père fondateur de l’architecture utopique. Son approche mêle création et théorie laissant nombre de ses projets infaisable en raison des aspects techniques et pratiques. D’où la dénomination d’architecture utopique.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale il arrive à fuir la répression nazie et s’installe dans la ville d’Haifa à Israël où il restera plus d’une décennie. En 1957, il aménage finalement à Paris où il acquiert en 1996 la nationalité française.
En 1956, il participa au Xe Congrès International de l’Architecture Moderne de Dubrovnik avec son manifeste « l’architecture mobile », se faisant remarquer par son avance sur la création des villes où le citadin peut profiter de la liberté de se déplacer allant contre la structure architecturale préétablie.
La « Ville spatiale » s’insère au sein des applications et des formes de matérialisation de l’ « architecture mobile ». Elle propose de construire des espaces mobiles et adaptables, recyclables et modifiables par ses propres habitants. Une idée révolutionnaire d’architecture sociale qui a imprégné toute sa carrière et son œuvre.
Il fonde en 1958 le Groupe des études de l’Architecture Mobile (GEAM), qui fut très productif mais de courte durée car il acheva ses recherches en 1962, mais constitue une référence fondamentale dans le cadre des mutations urbaines des années 1960.
Parmi ses œuvres les plus importantes, le Cylindrical Shelers propose un modèle de constructions réalisé en 1953 pour les immigrés ; le Span-Over Blocas en 1958, où il présente son manifeste de l’Architecture mobile ; et en 1989 le Musée des Sciences de la Villette à Paris.
Dans le cadre de la théorie, Friedman publia Toward a Scientific Architecture chez MIT Press, en 1975. Meina Fibel en 1982 et Pro Domo chez ACTAR D en 2006. Cette bibliographie témoigne d’une riche base théorique et de sa volonté d’améliorer le quotidien des citoyens.
Pour de plus amples informations, veuillez consultez: http://ludwigmuseum.hu/site.php?inc=kiallitas&kiallitasId=763&menuId=44
Profitez dun séjour romantique en plein automne dans l’un des appartements à Budapest baladez-vous à travers ses jolies rues et appréciez son architecture époustouflante. Vous ne pouvez pas manquer de découvrir le Musée Ludwig et cette exposition inédite.
Traduit par: David
Contactez-moi
Site Inspection au Musée Ludwig de Budapest
Dans le cadre du 20ème anniversaire de la première exposition permanente le Musée Ludwig présente jusquau 23 octobre Site Inspection – The Museum on the Museum. Lexposition centrée sur la discussion présente sur le musée et son sens face à lart, les artistes et le public.

Cette exposition organisée par Katalim Székely en collaboration avec léquipe du musée, cherche à mettre en évidence les grands changements subit au long des années par les musées et la critique qui a été faite par les artistes dans tout ce processus de lart du 20ème et 21ème siècle.
Cette relation ambivalente de lartiste avec linstitution a été constante et permanente dans le monde de lart. Une relation contradictoire, où lartiste a besoin delle mais en même temps dirige ses plus intenses critiques envers lespace de représentation sociale que représentent aujourdhui les musées : espace de pouvoir, chaînon fondamental du marché et marque de statut et valeur dune œuvre.
Lexposition met spécialement laccent sur lappel néo-avant-gardiste des années 70, autant au niveau local quinternational. Ce regard particulier sur le néo-avant-gardisme, est pour souligner que dune certaine façon sa critique institutionnelle peut être considéré comme précurseur des espaces de réflexion contemporains sur le musée.
Mais il ne faut pas oublier les processus antérieurs à cette critique, comme ceux vécus par les artistes de lavant-garde. Comme cest le cas de Marcel Duchamp, qui sera un des premiers à exposer les paradoxes de lœuvre et son contexte, la relation entre lartiste et le musée et entre lartiste et le spectateur.
Pour les artistes conceptuels des années 60 et 70 cela devient crucial. Lœuvre prend ou perd son sens selon son contexte et cest pour cette raison que les musée se transforment en espaces immobiles, rigides, où les formes et les espaces établis par lexhibition de chaque œuvre reste déconnecté de son processus et de la relation avec le spectateur. Pour la néo-avant-garde le musée fait parti de lengrenage social et donc : idéologie, représentation des formes de relation sociale et du marché auquel ils appartiennent. Donc, leur critique et investigation se dirige vers lespace social dans son ensemble.
Cette intéressante et complexe situation est très bien reflétée dans la série de films et vidéos qui sont présentés dans lespace cinéma de lexposition, avec des travaux dartistes comme Costa Gavras, Woody Allen, Alfred Hitchcock et Aleksandr Sokurov entre autres.
Les artistes qui initièrent la critique institutionnelle au travers des leurs œuvres ou de leurs projets dinvestigation dans les années 60 et 70, réalisèrent de façon consciente des œuvres non commerciales. Très souvent dans le but de faire un projet éphémère ou inestimable pour la logique du marché.
Donc nous pouvons apprécier dans cette exposition des œuvres dartistes comme Marcel Duchamp, Andrea Fraser, Halász Károly, NETRAF, Dalibor Martines, Alan Sekula, Hans Haacke et Azorro Group, entre autres.
Pour plus dinformation : http://ludwigmuseum.hu/site.php?inc=kiallitas&kiallitasId=782&menuId=43
Nancy Guzman
Si ton choix de destination pour cette fin dété, est de te promener au bord du Danube et de passer quelques jours de repos dans un des appartements à Budapest tu dois absolument visiter limpressionnant Musée Ludwig et parcourir de façon critique cette exposition qui réunit des grands artistes du 20ème siècle.
Traduit par: Pablo
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László Moholy-Nagy à Budapest
Jusqu’au 25 septembre le Musée d’Art Contemporain Ludwig de Budapest présente le travail de László Moholy- Nagy au cours de l’exposition The Art of Light, composée de 130 peintures, photographies en noir et blanc, photographies en couleur et croquis graphiques élaborés depuis 1922, lorsqu’il fut consacré à l’enseignement et l’élaboration de théories d’art, en complément de l’Ecole du Bauhaus.

L’exposition est organisée par le Musée d’Art Contemporain Ludwig de Budapest en collaboration avec le Cercle des Beaux Arts de Madrid, Martin-Groups-Bau de Berlin,Germeentemuseum Dem Haag et La Fábrica, dans l’objectif de mettre en avant son oeuvre à la fois riche et variée et en particulier l’apport théorique à l’art moderne de ses travaux centrés sur la lumière.
László Moholy-Nagy est né à Bacsborsod, en Hongrie, en 1895. Bien qu’il ait fait des études de droit, il a choisi l’art, étant considéré comme l’un des meilleurs photographes de ce début du 20ème siècle. Il a aussi été peintre théoricien de l’art, c’est ainsi qu’il apporta un travail intellectuel quant à l’art contemporain très intéressant.
La Première Guerre Mondiale l’a surpris alors qu’il étudiait le droit, mais le conflit l’a emmené à rejoindre l’armée, abandonnant définitivement ses études pour se consacrer à la craie et à lencre chinoise. Dans les années 20, il part à Berlin et se consacre entièrement à la pratique de la photographie et du photogramme, les résultats sont impressionnants. Ses photogrammes de 1922 sont considérés aujourd’hui comme des oeuvres d’art dont la valeur est inestimable.
L’année suivante il a entrepris la réalisation d’un atelier d’art sur le métal à l’Ecole du Bauhaus et a recherché les effets et équilibres du métal, en plus d’avoir introduit la photographie parmi la sélection d’études proposée par le Bauhaus.
Son premier travail théorique apparaît en 1925 sous le titre de Peinture, Photographie, Film et devient le 8ème volume de la série Livres du Bauhaus. Moholy-Nagy apporte à ce livre ses recherches au sujet de la lumière dans la photographie et établie un parallèle entre la lumière et la peinture, en tant qu’instruments, pouvant définir la gamme de tonalités d’une oeuvre.
La passion du phénomène de la lumière dans la création artistique va l’amener à développer des structures en mouvement et des cavités au travers desquelles on filtre la lumière, pour voir comment vont se découper les silhouettes (lumière/ombre) au fur et à mesure qu’elle se diffuse. Ce travail l’enveloppe d’une sculpture cinétique; où le mouvement, la lumière et la structure crééent un objet pour lequel on trouve une variété de formes différentes au cours d’un déplacement.
László Moholy-Nagy émigra à Chicago en 1937 avec l’illusion de répéter le phénomène du Bauhaus aux Etats-Unis, mais ce fut un échec. Il put seulement fonder une école d’art, laquelle n’eût pas un succès transcendant. Il est mort d’une leucémie en 1946 à Chicago.
Pour plus d’information : http://www.ludwigmuseum.hu/site.php?inc=kiallitas&kiallitasId=768&menuId=44
Nancy Guzman
Rares sont ceux qui ont pu voir et connaître l’oeuvre de Moholy-Nagy, aussi si vous logez dans un appartements à Budapest vous pouvez en profiter pour faire un détour au Musée de Ludwig et contempler le travail réalisé par cet artiste au début du siècle dernier.
Traduit par: Sollier
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Mladen Stilinović au Ludwig de Budapest
Du 22 avril jusqu’au 3 juillet le Musée de Ludwig à Budapest présentera une rétrospective de Mladen Stilinovic. L’exposition réunie des installations, des collages, des photographies et des livres de l’artiste de la néo-avant-garde de l’ex Yougoslavie.

Mladen Stilinovic est né au Zagreb en 1947 et fut directeur de la Medija Prosirenih Glerija (Galerie des Moyens) dans les années 80, cofondateur de la Galerija Podroom (Galerie du sous-sol) qui fut ouverte jusqu’au début des années 80.
Entre 1975 et 1980 il intègre le groupe des Six Auteurs, formé par des artistes conceptuels qui établissent l’idée de l’art public et commencent à réaliser des installations dans des zones urbaines. Stilinovic réalise des pancartes confectionnées avec des matériaux simples, avec des inscriptions provocatrices, dominées par la critique politique incluant des photographies, des coupures de journaux ou des simples phrases écrites à la main. Son travail fortement influencé par l’avenir politique de son pays, reflète les douleurs de la domination et de la guerre qui suivra la chute du socialisme. Son œuvre se construit dans une narration diffuse, dramatique et qui incite à la réflexion. Le jeu avec les signes linguistiques dans la déconstruction des mécanismes du pouvoir, le mène à dévoiler sa fantaisie politique d’un monde sans frontières créatives, où les rêves ouvrent le pas aux concepts et perturbent les ordres prédéterminés.
Dans ce sens, l’œuvre qui a marquée les règles des théoriciens de l’art et des politiciens est un morceau de toile rose pale sur lequel est écrit en noir la phrase suivante “An Artist Who Cannot Speak English is no Artist” (Un artiste qui ne parle pas anglais n’est pas un artiste). Dans cette œuvre Stilinovic se plain de la dictature de la langue anglaise qu’impose la globalisation, en écrivant en rouge le mot “No” et la lettre “A” du mot cannot, deus signes linguistiques qui contienne la négation, il joue avec l’ironie pour démontrer le rejet et la protestation artistique.
Son passage par la poésie et le cinéma imprima dans son travail un cachet séquentiel, similaire à un film, où chaque tableau a un concept, mais tous ensembles donnent un sens à l’œuvre. Cet effet il le réplique dans ses livres qui révèlent la séquence filmique le long des pages.
Dans son texte Eloge à la Paresse, Stilinovic fait une critique profonde aux systèmes politiques qui ont gouvernés le monde, en maintenant les formes d’exploitations et de discriminations, sans laisser la liberté pour le profit de la paresse. Il soutient que autant le socialisme comme le capitalisme dénigrent le droit à la paresse et le condamne comme un mal à l’origine des vices. Il signal que le système capitaliste ne concède le droit à la paresse qu’à un petit nombre, et exploite à la majorité pour produire des richesses matérielles. Il ajoute que le socialisme, qui est né pour donner du bonheur et en finir avec le travail, s’est perverti en instaurant le travail comme unique forme de création et de générateur de bonheur. Finalement il assure que “la paresse est la mère de la perfection” et que sans elle l’art n’existe pas.
Pour plus d’information : http://www.ludwigmuseum.hu/site.php?inc=kiallitas&kiallitasId=760&menuId=44
Nancy Guzman
Pour connaitre l’œuvre de cet intéressant artiste de philosophie anarchiste, il te suffit de visiter le Musée de Ludwig si tu es de passage à Budapest. Et pour profiter du merveilleux printemps dans cette ville, il te suffit d’être bien accompagné et appartements à Budapest te proportionneras le lieu pour passer des bons moments.
Traduit par: Pablo
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